Bien Choisir son point de départ

Il ne s'agit pas de se jeter sur un itinéraire sans avoir pensé aux moyens d'y parvenir en fonction des conditions du moment.

Il est très important de toujours informer un proche de l'itinéraire (respect de l'itinéraire et des horaires) qui est prévu et envisagé (surtout lorsqu'on part seul) avec un horaire de retour au-delà duquel le déclenchement des secours est indispensable.

 

Le choix de l'itinéraire                                

Ce choix est important pour éviter de déclencher soit même une coulée ou de traverser des couloirs exposés, ceci que l'on soit à ski, en raquettes ou simplement à pied, pour une grande randonnée ou une simple promenade. 

Avoir bien en tête, surtout pour les randonneurs à pied ou à raquettes, qu'un itinéraire facile de l'été non enneigé, peut-être rès difficile et très délicat en hiver.  

Si vous n'avez pas les compétences nécessaires pour apprécier le choix d'un itinéraire, faites appel à un professionnel local (Guide de Haute Montagne ou Accompagnateur en Montagne) qui connaît parfaitement sa vallée et les itinéraires et qui aura suivi des phénomènes neigeux précédents pour en apprécier les avantages (il y en a) et les inconvénients. On peut également se diriger vers des itinéraires balisés pour raquette en forêt, mais on peut aussi s'orienter vers des itinéraires de raquettes sécuriés sur des domaines payants ou gratuits.

Point très important : Il faut savoir faire demi-tour lorsque les conditions l'exigent .........

 

S'informer

La préparation d'une sortie nécessite de bien s'informer sur l'itinéraire, consulter le bulletin météorologique et nivologique de votre vallée.

Disposer d'une carte n'est pas suffisant. Il faut savoir la lire et l'interpréter pour la transposer sur le terrain.

S'informer par l'intermédiaire d'un "topo guide" sérieux.

Attention également à ces forums où les avis sont souvent légion mais ne sont pas toujours pertinents et objectifs.

Partir avec un ou des compagnons nécessite d'être sûr de ses partenaires, de leur niveau, de leurs compétences, car en montagne, le risque zéro n'existe pas et si ça se passe mal, malheureusement on le paie souvent cash. Il faut savoir qu'en France, en montagne, le délai moyen d'une intervention du secours en montagne est d'environ 25 minutes, 45 minutes de nuit ........

 

Le matériel

En dehors des itinéraires balisés, surveillés et sécurisés, quelque soit la pratique, ski, raquette ou randonnée pédestre, il est indispensable de partir avec une pelle, une sonde et un DVA (trytique de sécurité indispensable à la pratique de la montagne hivernale) et de savoir s'enservir, afin d'être autonome pour assurer les premières recherches en cas d'accident.

Savoir évoluer en respectant des distances de sécurité entre les personnes dans les passages exposés afin d'éviter d'avoir tout un groupe enseveli.

Dans tous les cas, prévoir boissons chaudes, alimentation et vêtements chauds et imperméables en cas de problème. Gants, bonnet et lunettes de soleil sont eux aussi indispensables,quelles que soient les conditions météorologiques.

Un moyen d'alerte (téléphone, radio, sifflet, fusée éclaitante ........)

 

Les numéros d'alerte

En France, le numéro d'alerte est le 112. Attention, certaines personnes pensent qu'il fonctionne sans réseau, ce qui est faux. il fonctionnera quel que soit l'opérateur dont on reçoit le signal (appel d'urgence uniquement), mais ne fonctionnera pas .... Si il n'y a pas de signal.....

Savoir utiliser les applications dédiées à la localisation est une très bonne chose et fera gagner du temps au secours (ex : google maps).

La plupart des professionnels utilisent des radios avec réseaux dédiés (ex : Savoie : Réseau sécurisé Vanoise).

Sans vouloir jouer sur le catastrophisme, il faut admettre et accepter que la pratique de la montagne hivernale ne s'improvise pas. La montagne n'est pas plus dangereuse que l'automobile si on sait s'en servir. Lorsqu'on part, même pour une petite sortie, en autonomie sans professionnel ou bénévole de club confirmé et diplômé, cela nécessite des compétences qui s'acquièrent, pas seulement au cours d'une formation mais également avec le temps et la pratique, en compagnie d'autres personnes plus aguerries que soi. L'expérience est souvent aussi importante que la formation. L'avantage de sortir avec un Guide de Haute Montagne ou avec un club affilié à la FFME ou la FFCAM est de pouvoir acquérir cette expérience auprès de professionnels ou d'un éducateur professionnel sportif confirmé ou bénévole qui transmettra ses connaissances dans un but d'autonomie future du partiquant. A défaut, il est absolument indispensable de faire appel à un professionnel (c'est ainsi ce que font certains clubs) qui saura guider, accompagner et vous faire découvrir une pratique et un milieu. Pour cela, il suffit de vous adresser à n'importe quel bureau des guides, ESF de votre vallée qui sera vous informer et vous diririger.